Que faire à Cassel en Allemagne ?

Vous avez décidé de faire un road trip dans la campagne allemande ? Arrêtez-vous une journée ou deux à Cassel (Kassel) située dans le Land de Hesse. Ville universitaire dont le nombre d’habitants et un peu supérieur à celui d’une ville comme Dijon et inférieur à celui de Lille par exemple, Cassel dispose d’un charme particulièrement visible en hauteur. C’est en effet là, sur le Hohes Gras, que vous aurez l’occasion de voir toute l’étendue de la ville, d’admirer également le rand espace vert au pied de la coline. Là encore, culminant, se trouve Hercule, une statue placée très ostensiblement dans le Parc Wilhelmshöhe, le plus grand parc de la ville qui est également inscrit au Patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 2013. Grandiose.

Visiter les parcs de Cassel

Cela semble une banalité de dire cela, mais si vous allez dans les parcs de la ville de Cassel en Allemagne, vous trouverez des coins absolument splendides. Le Wilhemshôhe est particulièrement sportif mais bénéficie aussi de plantations d’arbres venant du dix-septième siècle, à l’époque de Charles Premier de Hesse-Cassel qui prit l’initiative de construire aussi les jeux d’eau monumentaux de Wilhelmshöhe.

Une balade sportive, on vous l’assure qui doit également vous amener au château de Wilhelmshöhe ; Allez-y, entrez, il y a deux magnifiques galeries de peinture du 16ème et 17ème Siècles.

Mais revenons à la question des parcs. En centre-ville, près de l’Orangerie, il y a également un parc, le parc Karlsaue, installé au bord de la Fulda au seizième Siècle, de style baroque. Absolument sublime. Si vous prenez l’allée centrale, essayez de trouver sur votre droite (en venant de l’Orangerie) les deux chênes très anciens absolument majestueux d’ailleurs répertoriés si vous faites bien attention en vous promenant. Si vous aimez les espaces verts et l’eau, vous serez ici particulièrement servis !

Monuments et musées de Cassel

Vous êtes évidemment obligés d’aller voir Héraklès tout en haut du parc Wilhelmshöhe. C’est grandiose, rénové, et très propice à un petit effort de marche, c’est le moins que l’on puisse dire. A défaut de marche, il existe aussi un parking tout en haut de la colline qui vous coûtera la modique somme de sept euros. Pour un prix de douze euros par personne, vous pourrez monter près de la stature pour voir un magnifique panorama, aller visiter le « petit château Löwenburg« , une construction qui ressemble de loin à un château fort du 11ème siècle mais qui fut érigée à l’époque de Guillaume 1er, on est ici à la toute fin du dix-huitième siècle et cela préfigure une forme de romantisme. Oui, on est très loin ici de l’époque médiévale normande. Les allemands aiment ce type de constructions nostalgiques qui ici nous fait également penser à d’autres égards au fameux Haut Koenigsbourg qui surplombe les plus beaux villages alsaciens.

Le château dans le Bergpark, le château Wilhelmshöhe est en réalité un musée et l’une des galeries de peinture les plus abouties sur le seizième et le dix-septième siècle surtout. Découvrez Caravage et notamment un tableau représentant Davis avec la tête du Goliath mais aussi une peinture de Bruegel (et aussi l’ancien), beaucoup de Rubens, Jordaens, Rembrandt, Van Dyck, un Dürer également aperçu. Cela vaut le détour avec votre passe à douze euros. En bas, c’est l’art méditerranéen mais, ou le Général Ouille est particulièrement ignare, ou alors il ne se passionne pas pour ces vieilleries en dehors d’Athènes 🙂

Le musée des frères Grimm avec sa collection permanente de livres et de jeux qui retracent les contes de ces illustres personnages semble particulièrement super mais il manque d’informations,y compris en anglais. Les traductions auraient permis ici de bénéficier entièrement d’une visite, comme cela peut se voir ailleurs en Allemagne, par exemple au musée Gutemberg de Mayence.

Enfin, si vous avez le temps, allez vous balader en ville au niveau de l’Hôtel de ville (RatHaus) qui mérite un œil pour la manière dont il est décoré ou encore près de la gare où vous verrez « Man Walkink to the sky« . Pour le reste, il est possible de flâner auprès des quelques églises restantes mais l’essentiel du centre-ville date d’après-guerre en raison des bombardements (c’est le lot de nombreuses villes allemandes).