Que faire à Arras dans l’Artois ? Quoi visiter et découvrir ?

Arras, la ville chef-lieu du Pas-de-Calais s’est révélée être la ville possédant le monument préféré des français en 2015, à savoir le Beffroi ! Le Beffroi est en effet une des attractions les plus notables de la ville et vous pourrez y faire de superbes découvertes lors de manifestations régulièrement organisées chaque année. Et cette attractivité de ce monument dont la fonction d’Hôtel de Ville remonte au Moyen-Âge se trouve également couplée avec les deux magnifiques places classées UNESCO qui lui font face. La Place des Héros, et la Grande Place particulièrement, qui fournit à maintes reprises filmées au cinéma pour leur architecture authentiquement flamande et emprunte d’influences espagnoles, sont particulièrement riches de monde et de couleurs été comme hiver. Touristes anglais et locaux investissent par tous temps les terrasses de café et goûtent aux plaisirs de la chair nordiste et à la bière, spécialité régionale fort appréciée. Faire du tourisme à Arras et dans sa région, c’est un privilège à suivre de ce pas, explications détaillées.

Quoi visiter à Arras dans l’Artois ?

La capitale de l’Artois regorge de monuments et de lieux d’histoire. Si la ville a connu ses premiers habitants, les atrébates de l’Atrébatie durant la période gauloise, c’est surtout au Moyen-Âge qu’elle devient un grand carrefour occidental jusqu’à la Révolution : Robespierre était en effet arrageois. La ville de Robespierre fut également un lieu de vie pour le général De Gaulle, né à Lille, la capitale nordiste un peu plus septentrionale. On retrouve donc de nombreux monuments historiques en rapport à ces périodes, à commencer par les magnifiques places pavées où l’on aurait pu imaginer quelques soldats contemporains de D’Artagnan se battre avec des couleuvrines, au son des bottes frappant la pierre polie.

La petite et la Grande Place

C’est ainsi que les arrageois les nomment mais la petite se nomme en réalité Place des Héros et la grande « La Grand’Place ». Elle sont la porte d’entrée du poumon de la ville et du Beffroi.

La petite place était appelée par le passé Place du Petit Marché. Depuis le douzième siècle, vous retrouverez là des commerçants éphémères le mercredi et le samedi matin. C’est au seizième et au dix-septième siècles que les maisons entourant le pavé furent rebâties en briques de pierres avec un pignon à volutes. Ce dernier est tout à fait caractéristique de ce qui peut être vu à plus grande échelle sur la Grand’Place. Bien que la Grande Guerre ait particulièrement endommagé l’ensemble, l’architecte Pierre Paquet engagea rapidement une reconstruction à l’identique. Au centre la place des Héros, une marque symbolisant une chapelle disparue lors de La Révolution Française nous rappelle qu’il y avait là le reliquaire de la Sainte Chandelle d’Arras.

Sur la Grand’Place, si vous observez bien, vous trouverez encore quelques traces du grand marché international du blé qu’il y avait au dix-huitième siècle. C’est également là que se trouve la plus ancienne maison encore debout d’Arras, abritant aujourd’hui un Hôtel appelé « Les Trois Luppars » et datant de 1467. Cette place dynamique le soir et le week-end a été particulièrement visible dans le Cinéma et on se souviendra notamment de son visionnage dans la dernière scène du film de Costa-Gavras, l’Aveu en 1970 avec Yves Montand.

Le Beffroi et les boves

Il a fallu un siècle pour construire le majestueux Beffroi d’une hauteur assez record de soixante-quinze mètres. En haut de celui-ci, découvrez le lion tout d’or vêtu, symbole des armoiries de la ville, planté sur la couronne de Charles Quint. L’édifice fut construit de 1463 à 1554 avant sa reconstruction après-guerre orchestrée aussi par l’architecte Pierre Paquet. Il vous sera possible de monter les marches jusqu’en haut mais aussi de descendre dans un conduit vers les boves, ces souterrains fabuleux qui couvrent la ville et rejoignent certaines caves secrètes jusqu’au Mont-Saint-Eloi à plusieurs kilomètres de là. Les boves seront l’occasion pour chaque touriste de vibrer dans la pénombre en poursuivant son chemin sur les carrières de pierre calcaire creusées à partir du dixième siècle.

La cathédrale et l’abbaye Saint Vaast abritant le musée d’Arras

Au dix-huitième siècle, l’ensemble des édifices monastiques est l’un des plus important en France. La cathédrale de style néo-classique jouxte le palais Saint Vaast où musée et médiathèque moderne viennent compléter l’ensemble. L’abbaye Saint Vaast est très ancienne puisqu’elle date du septième siècle après Jésus Christ et le musée des beaux arts qui est en son coeur regorge de collections remarquables dans la région Nord : Peintures du seizième siècle (Lebrun, Rubens…) mais aussi des peintures du dix-septième siècle dont sept « Mays » provenant de la cathédrale Notre-Dame de Paris. Retrouvez également des tapisseries caractéristiques du travail arrageois au quinzième siècle. Notez enfin qu’un partenariat avec Versailles permet au musée d’Arras de proposer des collections stupéfiantes comme celles consacrées aux diligences et aujourd’hui à Napoléon.

Théâtre, Hôtel de Guines et vieille ville

Pas mal de maisons notamment dans l’artère principale appelée par les habitants « Rue Saint Aubert » sont d’art déco mais derrière la mairie, retrouvez de remarquables venelles avec des maisons plus anciennes encore. Non loin du théâtre d’Arras, qui permet la production via Tandem de nombreuses représentations, retrouvez l’Hôtel de Guines datant du dix-huitième siècle avec sa cour et son jardin caractéristique. Très proche également, la maison de Robespierre et si vous descendez vers la Citadelle Vauban particulièrement reconnue pour sa conservation, vous ne serez pas déçu d’observer un ancien hôtel puis prison transformé en collège qu’est Jehan Bodel et la place Victor Hugo avec en son centre une obélisque. Place octogonale unique créée au dix-huitième siècle, elle forme le cœur de ce que l’on nomme le quartier de la basse ville. Mais si vous remontez vers la Cité vous passerez le quartier militaire et rencontrerez assez vite la place de la fontaine Neptune et plus loin le site atrébate Nemetacum. Ce dernier recense les vestiges de découvertes des premiers résidents gaulois au troisième siècle.

La Citadelle et la CUA

Réhabilitée pour accueillir la Communauté urbaine d’Arras, la Citadelle est un endroit remarquable bordé par un bois appelé le Polygone. Non loin de là, un lieu de mémoire est particulièrement intéressant, le mur des fusillés. Là, le 8 mai notamment, un rassemblement à la mémoire des soldats et victimes de la guerre est organisé chaque année. Mais cet endroit poumon naturel révèle de nombreux secrets et monuments, places d’armes, cimetière militaire, chapelle, fil d’eau (le Crinchon), etc. Une balade pourra faire l’objet de quelques heures de marche pour bien tout découvrir.

Carrière Wellington et sud arrageois

Si vous allez vers Beaurains, vous trouverez les carrière Wellington récemment proposées à la visite par le public. C’est là qu’à partir de novembre 2016 les britanniques préparèrent l’offensive du printemps 2017. Ce sont des casernes souterraines creusées par les néo-zélandais qui permirent de relier les lignes. Film à la sortie pour les touristes qui découvriront ici l’une des stratégies les plus fines de la Grande Guerre 14-18. Par contre, si vous vous éloignez de la ville, vous ne trouverez pas de vendeur de lunettes de soleil à Tilloy les Mofflaines mais avec un peu de chance un magnifique manoir avec un parc boisé remarquable. A découvrir absolument en raison également des animaux présents. Plus loin, de nombreux anglais font la route vers Bapaume pour découvrir les champs qui furent l’objet de féroces combats en 14-18. Potentiellement, direction la Somme mais remontons vers le val de scarpe.

Golf d’Arras, val de scarpe et Cité Nature

Toujours à Arras, la cité Nature vous présente des expositions temporaires dans une ancienne fabrique de lampes de mineurs. Centre culturel réhabilité par Jean Nouvel, ses 2500 mètres carrés d’exposition sur l’environnement, l’histoire de l’agriculture, la santé permettront aux plus grands comme aux plus petits d’enrichir leur savoir. Magnifique lieu permettant également la réalisation d’événements pour votre entreprise !

Le golf qui accueillit déjà par le passé le championnat de France féminin est un dix-huit trous remarquable par son dénivelé presque aussi impressionnant que celui de Olhain. Cour d’eau (scarpe) et petits vallons enchanteront les amourer des greens. En poursuivant un peu vers Olhain justement, découvrez un bois superbe, celui de Maroeuil et ses animaux formidables.

Plus loin et au nord d’Arras

Au nord, il y avait les corons et Lens notamment. Lens, c’est le Louvre et un stade Bollaert Delelis enflammé, c’est l’occasion de découvrir un passé minier riche en histoire mais aussi des paysages assez splendides. Entre Arras et Lens, seulement 16 kilomètres de distance mais un monument canadien à voir absolument au centre. A Vimy, musée, monument et cimeterre militaire sont à voir impérativement. Complétez votre découverte de mémoriaux par la nécropole nationale de Notre Dame de Lorette, l’anneau de la mémoire et le centre d’histoire Guerre et Paix.

Découvrir Arras et la cuisine, le culinaire, les spécialités arrageoises

Le saviez-vous ? Les meilleures andouillettes de France sont arrageoises. Bon ok c’est subjectif. Mais vous trouverez chez quelques artisans tripiers l’une des recettes les plus accomplies en la matière, très recherchée paraît-il par l’un de nos anciens présidents amoureux de la bonne chair, devinez qui. De même, les tuiles au chocolat sont une spécialité locale et c’est très bon… Enfin, à l’instar des villes du nord, la bière locale existe et bien qu’elle soit faite à Aix-Noulette, l’arrageoise se trouve dans toutes bonnes brasseries du centre-ville. Evidemment, la cuisine nordiste peut se compléter avec du potjevleesch ou le welsh frites fraîches, un grand classique à goûter au moins une fois dans sa vie 🙂

Arras est une ville riche à découvrir et toujours plus attractive sur le plan touristique !