Les idées reçues sur le running

Il existe de nombreuses idées reçues qui circulent autour de la course à pied. Certaines d’entre elles ne donnent pas envie de s’adonner au running. D’autres induisent en erreur les coureurs et peuvent causer des dégâts importants. Pour démêler le vrai du faux et éviter qu’une idée reçue puisse vous décourager à vous dépenser sainement, découvrez-les.

Courir et marcher ne font pas bon ménage

Pour votre bien-être psychologique vital et votre santé, vous savez que courir est bien, mais il vous arrive aussi de marcher quand vous êtes à bout de souffle. Cette idée reçue sur le running n’est pas recevable. Quand vous êtes en train de courir et que vous êtes fatigué, il est important de ralentir la cadence et de marcher. Les trailers adoptent cette technique au cours de leur épreuve d’ultra. Alterner la marche et la course à pied n’empiète pas sur l’efficacité des efforts que vous avez déjà fournis.

Si vous pratiquez la course depuis peu, l’alternance entre la course et la marche est nécessaire. Le corps a besoin de temps pour s’adapter au nouveau rythme cardiaque qui apparaît lors de la séance. Autrement, ses muscles ne pourront pas suivre la cadence. Cette pratique est une alternative indispensable avant de pouvoir vous soumettre à une course de 30 ou 45 minutes sans arrêt.

S’étirer évite les courbatures

Selon les rumeurs, faire des étirements avant et après une course permet d’éviter les courbatures. Ils n’empêchent pas du tout leur apparition, c’est le drainage des muscles qui offre ce genre de résultat. Une hydratation suffisante et des séances de massage vous aideront à réduire vos courbatures.

S’étirer avant une course n’est pas obligatoire. Cette idée reçue sur le running est fausse. Par contre, une fois la séance terminée, cela aide les muscles qui se sont contractés à reprendre leur état initial.

Courir moins de 30 minutes ne veut rien dire

Quand on fait du sport à la maison ou dans les salles de sport, il est toujours conseillé de faire aux environs de 30 minutes de cardio pour commencer. Cela compte même si vous vous arrêter là. Que cela n’a pas d’importance, c’est souvent répété dans le domaine du running. Et pourtant, c’est une idée complètement fausse.

Ce n’est pas la durée d’une course qui détermine son efficacité, mais l’intensité de celle-ci. La durée de votre course dépendra de vos objectifs personnels ou professionnels.

Puis, il ne faut pas oublier que l’essentiel est de faire bouger votre corps. Une personne qui court 10 minutes au quotidien n’aura pas les mêmes conditions physiques qu’une personne passive.

Courir est mauvais pour les articulations

De nombreux coureurs se sont plaints de douleurs au niveau des articulations après une course. En effet, ce n’est pas le sport en lui-même qui provoque ce résultat. Lorsque le corps est soumis à une activité intense à laquelle il n’est pas habitué, des douleurs se forment.

Le mieux est de s’y mettre progressivement pour que le corps puisse gagner en musculature. Il est également important de courir dans de bonnes conditions, car il se peut que la source du problème soit ailleurs. Le port de chaussures inadéquates pour faire une course fera souffrir vos articulations.

Terminer la course par un sprint est idéal

C’est un cliché et une autre idée reçue sur le running que se font de nombreuses personnes. Pourtant, c’est tout le contraire de cela qu’il faut faire. C’est-à-dire qu’il est conseillé de ralentir son rythme avant de s’arrêter complètement de courir. Ce ralentissement du rythme prépare doucement le corps à l’arrêt qui va s’en suivre. En réalisant un sprint avant un arrêt de course, vous brusquez votre corps.

Inutile de courir si vous n’avez pas de souffle

Ce n’est pas du tout vrai, au contraire, si vous manquez de souffle, courir vous fera du bien. La course est la meilleure des activités physiques pour travailler son souffle.

Par contre, il faut y aller progressivement, sans brusquer votre cœur et vos poumons. En vous y mettant régulièrement, vous constaterez rapidement une nette amélioration de votre état. De toute façon, dans la plupart des disciplines sportives, le souffle est un point qui se travaille et s’acquiert avec de la pratique.