Les différents modes d’achats de la publicité dans le web

Depuis qu’Internet existe, les éditeurs et fournisseurs d’accès se sont toujours creusé la tête pour trouver de nouvelles formes de revenus et par exemple gagner de l’argent avec leur blog. A ce titre, la monétisation des contenus est vite devenue un impératif et la publicité une manne financière tout sauf négligeable. On peut dire sans sourciller que le Web a introduit de nouvelles formes de facturation, et de nouveaux modèles économiques a minima  cela s’entend.

Le CPM ou coût pour mille impressions dans la publicité

C’est une forme dite classique d’achats d’espaces publicitaires. Que l’internaute ait vu la pub ou non, le coût est valable pour 1000 affichages. La mesure se fait via un serveur dédié qui interprète sur quel support et combien de fois la bannière, l’e-mail ou la vidéo ont été chargés sur le navigateur de l’internaute. La prise en compte de la performance est ici tout à fait relative, voire inexistante. On prendra comme référence le ciblage qui est opéré à l’initiative de la campagne : Plus c’est ciblé, plus c’est cher pour faire simple. On utilise surtout l’achat au CPM pour favoriser la notoriété d’une marque.

Le CPC est l’apanage de Google et c’est le modèle dominant en 2018

Vous connaissez certainement les publicités Adwords ? Ces publicités qui s’affichent sur les résultats de recherche du fameux moteur de recherche Google permettent à la firme d’être la plus rentable-ment automatisée dans tout le monde du numérique. Le principe est simple : chaque clic sur une bannière, un lien ou une vidéo conduit immanquablement à la facturation de l’annonceur (La personne qui a demandé l’affichage de la publicité). Facebook, Criteo ou les plateformes d’affiliation d’E-mailing utilisent aussi ce principe qui a le mérite d’améliorer le ciblage.

CPL, CPV et CPA pour compléter les modes de facturation de publicités

Le CPL ou Coût par lead consiste à rémunérer la collecte de données personnelles via un formulaire. C’est le modèle le plus courant dans le cas de l’affiliation, ce principe de monétisation vieux comme le Web ; Il est par ailleurs très usité dans les modèles d’acquisition en BtoB. L’arrivée des jeux concours et la difficulté de certains secteurs ont amplifié le phénomène pour le rendre à prix variable selon l’activité de l’annonceur.

Le CPV ou coût par visionnage est un classique par exemple de YouTube. Dans ce mode de facturation, il existe deux grandes familles que sont:

  • le True view où le CPV est comptabilisé qu’à partir d’un certain temps de visionnage (on pense aux 30 secondes employées dans le visionnage pour l plateforme YouTube),
  • Le click-to-play où l’utilisateur clique de lui-même pour activer une vidéo. Ce mode est généralisé excepté pour ce qui est du pre-roll (de 10 à 20 secondes de publicité avant le démarrage réel du contenu).

Le CPA ou coût par action d’achat est le modèle inventé par Amazon. L’annonceur n’est facturé qu’en cas d’atteinte d’un objectif donné, à savoir une vente, un formulaire rempli ou une application installée. Un contrat fixe les règles de la somme fixe ou du pourcentage de rémunération.