Qu’est-ce que le beau ? Comment définir la beauté ?

La beau est souvent une notion comprise comme subjective. Mais elle est aussi parfaitement normée au regard par exemple des sociologues. En philosophie par contre, le beau est plutôt défini comme une qualité formelle provoquant une vive satisfaction. Ainsi, la beau vu par le prisme de l’esthétique classique, c’est la conjonction de critères que sont la perfection, l’harmonie et la mesure.

Quel impact culturel dans l’expression du beau

Le beau, c’est quelque chose de plus large que la beauté. En intégrant d’autres critères au beau, il est possible de lui donner un sens beaucoup plus grand que la beauté définie en un lieu une époque, une famille. Les conditions socio-culturelles, les apprentissages d’un enfant déterminent pour partie sa conception du beau. Mais d’où vient son apprentissage alors ? De ses parents certes, mais aussi de l’influence socio-culturelle de son époque. A l’époque romantique, il était possible d’ajouter d’autres critères au beau dont l’étrange, le bizarre, le laid même…

Les oppositions autour de la notion beauté

Bien que certaines études sociologiques montrent que la beauté d’un visage par exemple a un caractère universel (au sens ou une communauté entière peut s’identifier à elle), l’harmonie pouvant être mise en pratique sans l’esthétique et par exemple le maquillage de vos yeux verts, la beauté a longtemps fait l’objet de réflexions opposées. A ce titre, est-ce l’objet lui-même ou la représentation qu’il suggère à l’oeil de celui ou celle qu’il observe qui permet de provoquer une forme de satisfaction ? La question reste en suspens. La beauté révèle t-elle par exemple une harmonie et un équilibre qui la détermine ? Une fractale peut-elle symboliser le sentiment que cela représente ? Pas forcément.

Une approche Nietzschéenne pour ouvrir le sujet de la beauté

La lecture de la Naissance de la Tragédie (le premier livre de jeunesse de Friedrich Nietzsche) nous permet par exemple de voir s’opposer deux figures mythologiques opposées. Apollon, celui de la beauté et de l’équilibre, Dionysos, dieu du vin et de l’ivresse. Au travers de cette opposition permettant à l’être de supporter son existence, la musique si chère à l’auteur tient une place centrale dans notre présente réflexion : Sont-ce les sons en envolées lyriques, élégiaques et moins académiques d’un Rachmaninov qui nous émeuvent au point d’y comprendre le sens de la beauté ou sont-ce les symétriques imagées classiques d’une œuvre de Léonard de Vinci, l’Annonciation par exemple, qui favorisent l’interprétation de la notion ? Le cœur et l’âme ? La raison, moins sûr ? L’ensemble ? Possible. Nous vous laissons juges…