LES VERS DE TERRE : UNE PROTECTION EN URGENCE

Dans cet article, nous allons nous intéresser au problème de la survie des vers de terre qui protègent en partie notre éco-système. Voyons pour commencer dans quelle mesure ils sont utiles.

Pourquoi sont-ils nécessaires pour notre écosystème ?

Présent sur la terre depuis plus de…millions d’années, ils permettent d’aérer le sol, de digérer la matière organique pour que les plantes et d’autres espèces puissent se répandre.

Vers de terre

Notre futur dépend de l’avenir des vers de terre              

En effet, La fonction du ver de terre est d’entretenir sa galerie, remonter des argiles c’est-à-dire qu’il va brouter et mélanger cette matière organique. A travers ses déjections, il constitue ce qu’on appelle le complexe argilo-humique.

Laboureurs infatigables, Ils restent actifs presque toute l’année et travaillent la terre bien mieux que n’importe quelle bêche ou motoculteur.

Les turricules : rejets des vers de terre que l’on observe à la surface du sol, renferment aussi beaucoup d’éléments fertilisants (azote, phosphore).

Trois grandes catégories de vers de terre :

  • Les vers épigés ou « vers du fumier » dont l’espèce la plus connue est Eisenia foetida.

Ils vivent dans la litière de surface et ne creusent pratiquement jamais le sol.

On les reconnaît à leur petite taille et à leurs anneaux alternativement roses clair et rouge vif. On les utilise pour faire du lombricompostage.

  • Les vers endogés, qui vivent en permanence dans le sol et creusent des galeries horizontales
  • Les vers de terre proprement dits – nos lombrics bien connus – encore appelés vers anéciques.

C’est en partie dans leur tube digestif que se fabrique le complexe argilo-humique, mélange de l’argile récupérée en profondeur et de l’humus produit dans la partie haute du sol.

 

Campagne en danger

Évitons la désertification

Les campagnes en danger :

Auparavant, dans certaines campagnes, on pouvait trouver jusqu’à 4 tonnes de vers terre par hectare. Aujourd’hui, dans certaines régions les vers de terre ont perdu 80% à 90% de leur densité ; Dans un sol qui est cultivé essentiellement avec des produits chimiques, on en trouve moins de 50 kilos.

La cause réelle de leur progressive disparition, c’est l’absence de nourriture et la montée en puissance des engrais chimiques. Au lieu de nourrir la vie du sol, qui cette vie du sol va nourrir les plantes, on les a nourris via la chimie. Cette agriculture-là n’est pas durable car elle épuise le sol. Nous ne pouvons plus continuer à détruire ce que la terre nous a léguée et il est désormais indispensable de coopérer avec les lombrics et de les nourrir, pour nourrir nos sols.

La biodiversité a une forme d’autorégulation.